La réalisation des chorégraphies des Comédies-Ballets est aussi une particularité de la Compagnie Fêtes Baroques, nous mettons en scène les intermèdes des pièces de Molière, avec des danses de caractère, des pantomimes, des turqueries, très en vogue à l'époque  (la célèbre Turquerie du Bourgeois-Gentilhomme, le divertissement des Maures du Malade Imaginaire, les égyptiens du Mariage Forcé etc...) ou bien encore des pastorales et des scènes mythologiques.

 

Enregistrement de l'émission "Secrets d'histoire",
 au château de Vaux-le-Vicomte, mai 2011
Chorégraphies des Fâcheux, première comédie-ballet de Molière, musiques de Beauchamps et Lully, créée au Château de Vaux-le-Vicomte
le 17 août 1661.
Danse de Bal : Courante figurée ,"La Duchesse" de Lully entre( 1650 et 1668)
Et Gavotte finale, musique de Beauchamps, 1661.

 

Les précieuses ridicules, Château de Vaux-le-Vicomte, Août 2007

 La Fête du 17 août 1661, à Vaux-le-Vicomte

« Le souper fini, la comédie (Les Fâcheux) eut son tour : on avait dressé  le théâtre au bas de l’allée des sapins.
En cet endroit qui n’est pas le moins beau
De ceux qu’enferme un lieu si délectable,
Au pied de ces sapins et sous la grille d’eau,
Parmi la fraîcheur agréable
Des fontaines, des bois, de l’ombre, et des zéphyrs,
Furent préparés les plaisirs
Que l’on goûta cette soirée.
De feuillages touffus la scène était parée,
Et de cent flambeaux éclairée :
Le ciel en fut jaloux. Enfin figure-toi
Que, lorsqu’on eut tiré les toiles,
Tout combattit à Vaux pour le plaisir du roi :
La musique, les eaux, les lustres, les étoiles. » 
                                              La Fontaine,
 Les Merveilles de Vaux , 22 août 1661

DANSE DE FOU

Alourdi de pierreries et d'orfois, le fou, amoureux de la Reine, contemple son éclatant habit.
Ayant agrafé des jarretières où les grelots tintent sur les jambes arquées, il prend son hochet aux bouffettes de pourpre, car l'heure des divertissements a sonné.
Devant les souverains une estrade est dressée, sur laquelle un monticule moussu imite une colline.
Le bouffon la heurte à coups précipités.
Une large couverture de laine touffue est rejetée, découvrant un groupe de nymphes qui s'échappent, simulant la frayeur ; mais le nain, pour les apprivoiser, imagine des attitudes et des pas ridicules.
Les jeunes oréades s'approchent et l'entourent, dansant au son des luths langoureux.
Il les poursuit en sautillant, mais elles se voilent le visage et disparaissent.
En contorsions grotesques, le gnome est venu choir devant sa Souveraine, en baisant ses  sandales scintilantes.
Contre les pieds adorables, il reste blotti, à demi pâmé de bonheur.
"Pour son corps, les miettes des festins du roi, 
"Et pour son pauvre coeur, ces paillettes de joie."